PLAN D'ACTION

CASEC | Vivre Ensemble

Le Plan Stratégique 3 x 3

Les projets développés par le CASEC entrent dans les lignes directrices de son plan d’action triennal et lui permettent d’atteindre ses objectifs.

VOLET SOCIAL

Contexte :

Depuis le début du 21e siècle, l’Afrique a heureusement travaillé dur pour améliorer l’accès de ses populations à l’éducation dite de base. Mais ces efforts et ces investissements humains et financiers se heurtent à deux paramètres structurels : le retard initial (25% des adultes analphabètes dans le monde vivent aujourd’hui en Afrique subsaharienne, en augmentation de 5% depuis 15 ans) et une croissance démographique toujours très élevée.

Chiffres :

  • en Afrique subsaharienne, un sur trois enfants, adolescents et jeunes n’est pas scolarisé – les filles étant plus susceptibles d’être exclues que les garçons
  • Pour un garçon sur 100 en âge de fréquenter le primaire, 123 filles sont privées du droit à l’éducation.

Actions :

  • Mobiliser plus de financements pour le parrainage des enfants en situation difficile
  • Généraliser l’usage des TIC dans l’enseignement pour l’ensemble du système éducatif
  • Redynamiser leur système d’EFTP (enseignement et formation technique et Professionnelle)

Priorités du CASEC :

Les actions du CASEC mettrons l’accent sur les secteurs de l’Alphabétisation, de la Formation professionnelle et de l’aide au secteur Formel

 

Contexte :

Depuis des décennies, l’Afrique est confrontée à de nombreuses maladies endémiques : fièvre, jaune, paludisme, trypanosomiase. Celles-ci affectent considérablement et durablement la santé de plusieurs millions d’Africains. En moindre mesure, des pathologies telles que la lèpre, le choléra et la tuberculose sont toujours présentes en Afrique.

De nouveaux virus ont également fait leur apparition : Ebola et le Sida. Au début de l’année 2017, plus de 26 millions de personnes, dont 2,3 millions d’enfants, souffrent du VIH. L’Afrique subsaharienne constitue la zone la plus touchée par cette maladie. La fièvre Ebola, quant à elle, a récemment provoqué la mort de plus de 10 000 personnes en Afrique de l’Ouest. Ces maladies endémiques sont d’autant plus mortelles qu’elles viennent s’additionner aux carences énergétiques et protéiques dont souffrent plusieurs millions d’Africains. Ces problématiques sanitaires fragilisent le continent. L’Afrique présente une faible densité d’établissements hospitaliers. De plus, dans certaines zones, l’accès aux hôpitaux peut constituer un véritable périple. La quasi existence de routes praticables ne favorisant pas l’accès aux établissements sanitaires.

De plus la vétusté des hôpitaux est une réalité. Les équipements lourds tels que les scanners, par exemple, ne sont pas disponibles dans l’ensemble des établissements hospitaliers. Nombre d’entre eux sont de simples dispensaires n’offrant aucune prise en charge sérieuse

Chiffres :

  • Le VIH/SIDA continue à dévaster la Région africaine de l’OMS qui compte 11 % de la population mondiale mais 60 % des personnes vivant avec le VIH. Si le VIH/SIDA reste la principale cause de décès de l’adulte, de plus en plus de personnes qui en ont besoin reçoivent un traitement permettant de sauver leur vie. Alors qu’en décembre 2003, seuls 100 000 VIH-positifs recevaient des médicaments antirétroviraux, leur nombre avait été multiplié par huit en décembre 2005 pour atteindre 810 000.
  • Plus de 90 % des 300 à 500 millions des cas de paludisme qui surviennent chaque année dans le monde selon les estimations touchent des Africains, principalement des enfants de moins de 5 ans, mais la plupart des pays sont en train d’adopter de meilleures politiques de traitement. Sur les 42 pays d’endémie palustre dans la Région africaine, 33 ont adopté comme traitement de première intention des associations médicamenteuses comportant de l’artémisinine – les antipaludiques les plus efficaces dont on dispose aujourd’hui.
  • L’onchocercose a été éliminée comme problème de santé publique et la lutte contre la dracunculose a permis de réduire de 97 % le nombre des cas depuis 1986. En ce qui concerne la lèpre, la Région a presque atteint l’objectif de l’élimination – défini comme moins d’un cas pour 10 000 personnes.
  • La plupart des pays réalisent des progrès satisfaisants concernant les maladies évitables de l’enfant. La poliomyélite est en passe d’être éradiquée et la couverture par la vaccination anti rougeoleuse atteint ou dépasse 60 % dans 37 pays de la Région. Le nombre des décès par rougeole a diminué de plus de 50 % depuis 1999 et au cours de la seule année 2005, 75 millions d’enfants ont été vaccinés contre cette maladie.
  • Le tabagisme cause plus 7 millions de décès par an, mais parmi eux se trouvent 900000 victimes du tabagisme passif.

Actions :

  • Garantir l’autonomie « énergétique » des structures sanitaires (centres de santé et hôpitaux), censés tous abriter des blocs opératoires.
  • Veiller à concevoir, en rapport avec les services techniques communaux et ceux du Ministère chargé de la Santé, une politique de maintenance des équipements et de formation des personnels de santé,
  • Construire et équiper les hôpitaux et les dispensaires des zones rurale
  • Lutter contre les grandes endémies,
  • Promouvoir l’échange de médecins et assistants techniques de toutes spécialités pour le partage d’expérience,
  • Soutenir les projets de recherche clinique et en sciences sociales dans les États d’Afrique

Priorités du CASEC :

Les activités couvriront la santé de la Mère et de l’Enfant ainsi que la Planification Familiale et la Santé de la Reproduction

Contexte :

Comment parler de droits de l’homme en Afrique sans parler du droit au développement ? Ce continent ne peut entrer dans le prochain siècle avec tous ses malheurs. Il doit avancer vers des États de droit. Il nous faut briser le cercle infernal de la misère et de la pauvreté. L’impuissance du système social face à la pauvreté, tant au plan international qu’au plan local, semble indiquer cette voie. Il est urgent de résoudre les problèmes de la faim, de l’ignorance, de la maladie, de la peur qui minent les trois quarts de nos populations. Ces exigences sont reprises dans tous les instruments juridiques de protection des droits humains : il s’agit de les rendre effectives. Le mal développement hypothèque les droits humains.

D’une part, les gouvernements n’arrivent pas à faire face à l’élargissement de la misère et de la pauvreté. Le chômage prend des proportions alarmantes dans les secteurs formel et informel. Le mouvement migratoire des populations aggrave les situations.

Chiffres :

 

Actions :

  • Mettre l’accent sur les droits économiques.
  • Gérer et traiter entièrement les droits de l’homme et impliquer tous les acteurs dans cette gestion.
  • .

Priorités du CASEC :

La priorité des activités dans ce champ restera la protection et la défense des Droits de l’Enfant, de la Femme et des Migrants

VOLET ÉCONOMIQUE

Contexte :

Le secteur agricole occupe une place cruciale en Afrique : il fournit 65 % des emplois et contribue à 35 % du PIB. Or, dans les zones rurales, où la majorité de la population vit de l’agriculture, la pauvreté atteint des niveaux encore élevés. La croissance agricole pourrait être un instrument de réduction de la pauvreté, l’enjeu étant d’accroître les revenus tirés de l’agriculture et de créer des emplois tout en réduisant les prix des produits alimentaires. En 2050, affirme l’ONU, la population de l’Afrique atteindra 2,4 milliards d’habitants. Sans une authentique révolution agricole, le pire attend le continent.
Alors que les Objectifs de développement durable visent à éliminer la faim et la pauvreté dans le monde, il est indispensable que les pays africains donnent la priorité à l’agriculture et au développement rural.

Chiffres :

  • Le continent présente ainsi le plus grand écart de rendement de la planète : quand les producteurs céréaliers aux États-Unis, en Chine et dans les pays de la zone euro obtiennent quelque 6 tonnes de céréales par hectare, les paysans d’Afrique subsaharienne n’en produisent que 1 t en moyenne.
  • Dans son rapport 2013 sur « l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde » (la (FAO) de l’ONU estimait à 239 millions le nombre d’Africains sous-alimentés sur la période 2010-2012, soit 19 millions de plus que sur la période 2007-2009. Et la progression ne se fait pas seulement en valeur absolue. La prévalence de la sous-alimentation est passée de 22,6 % à 22,9 %

Actions :

  • Mettre en place une initiative pluriannuelle visant à transformer l’agriculture ouest-africaine en agissant sur plusieurs axes : dynamiser la productivité et promouvoir une agriculture durable, lutter contre la faim et améliorer la nutrition, créer des emplois et, enfin, soutenir la collaboration entre pays.
  • Promouvoir  l’innovation et la production, diffusion et adoption de technologies améliorées ;
  • Promouvoir l’instauration d’un environnement porteur pour la coopération régionale ;
  • Promouvoir le renforcement des capacités humaines et institutionnelles dans l’ensemble de la sous-région ;
  • Promouvoir la création d’emplois pour les jeunes, l’inclusion des femmes et l’adaptation au changement climatique.

Priorités du CASEC :

L’autosuffisance alimentaire demeure l’objectif dans ce secteur à travers l’appui direct aux paysans et l’amélioration des techniques

Contexte :

En Afrique, le secteur privé souffre du manque d’innovation et de productivité, ce qui contribue au faible niveau de développement économique.

L’entrepreneuriat soutient la croissance et le développement économiques via les innovations sur le marché, et il existe une relation bidirectionnelle entre l’entrepreneuriat, d’une part, et la croissance et le développement économiques, de l’autre. Les deux principaux obstacles à l’entrepreneuriat sont le coût de création d’une entreprise et le dépôt d’un capital minimum obligatoire.

A première vue, l’Afrique regorge d’entrepreneurs : 90 pour cent des entités sont des microentreprises ou des petites entreprises, qui, pour la plupart, opèrent dans le secteur informel.

Chiffres :

 

Actions :

  • Faciliter l’entrée sur le marché en Afrique, afin que davantage d’entreprises puissent s’implanter dans les pays où les coûts de création d’une société sont plus faibles qu’ailleurs
  • élaborer de meilleurs dispositifs d’aide financière, de façon à permettre le développement du crédit aux entreprises
  • promouvoir les entreprises à forte croissance, c’est-à-dire les entreprises affichant une augmentation annuelle moyenne de leur effectif supérieure à 20 pour cent par an sur une période de trois ans, et comptant au moins 10 salariés au début de la période d’observation.
  • Renforcer l’environnement entrepreneurial et d’en améliorer la qualité, notamment l’état de droit, la flexibilité des marchés du travail, l’infrastructure, l’efficience des marchés financiers et les compétences managériales
  • instaurer un environnement culturel et réglementaire qui incite les individus à développer des idées originales, à recruter les talents appropriés et à développer leur activité. La politique publique à destination des petites et moyennes entreprises doit notamment se recentrer sur les aspects qualitatifs, et non pas seulement sur les aspects quantitatifs, ainsi que sur les entreprises à forte croissance plutôt que sur le travail indépendant
  • encourager les pôles d’activité et les écosystèmes propices à la croissance, plutôt que des pépinières d’entreprises disséminées de façon aléatoire
  • Reconnaître le rôle joué par les grandes entreprises dans l’entrepreneuriat, à la fois comme matrices des pôles d’activité et comme sources de talents
  • former les individus de façon à ce qu’ils contribuent à la croissance mondiale
  • Mettre fin à la fragmentation des marchés
  • Infléchir la mentalité des entrepreneurs potentiels pour qu’ils osent prendre des risques.

Priorités du CASEC :

Le plan prévoit contribuer à la promotion de l’entreprenariat des adolescents et des jeunes en mettant un accent particulier sur l’Eco-entreprenariat

 

Contexte :

Le tourisme en Afrique représente une importante activité économique. La particularité touristique de l’Afrique réside dans la grande variété des points d’intérêts, la diversité et les multitudes de paysages ainsi que le riche patrimoine culturel. Le tourisme est un secteur en plein essor en Afrique. Il représente plus de 21 millions d’emplois (soit un emploi sur 14) sur le continent. Le rapport de la CNUCED encourage les pays africains à tirer parti du dynamisme du secteur touristique afin de le mettre au service d’une croissance transformatrice et inclusive.

Chiffres :

  • le nombre d’arrivées de touristes internationaux en Afrique est passé de 24 millions à 56 millions.
  • Les recettes d’exportation du tourisme ont plus que triplé, passant de 14 milliards de dollars à près de 47 milliards de dollars.
  • Le tourisme représente aujourd’hui environ 8,5 % du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique.

Actions :

  • Réduire les formalités de visa
  • Améliorer les technologies de l’information et de la communication, la sécurité, les services de santé sous-développés, les compagnies aériennes et les infrastructures de transport.
  • Promouvoir les services de réservation en ligne afin d’inciter les touristes à acheter leurs billets et leurs séjours directement auprès de fournisseurs locaux, plutôt qu’auprès de voyagistes internationaux, ce qui augmentera la part de contenu local dans la chaîne de valeur touristique.

Priorités du CASEC :

Le plan développe une nouvelle stratégie de tourisme en Afrique en la jumelant avec le volontariat et les programmes d’échanges culturels entre continents

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